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Samedi 3 mai 2008
Je ne suis pas contente de ce blog. Je veux en changer l'orientation.

Je soulignerai quand même qu'un des gros problèmes, c'est le manque de PARTICIPATION. Vous autres mes lecteurs ne faites jamais aucun commentaire ou presque, et j'ai l'impression de me promener dans le désert. Il ne faut pas s'étonner que je ne fasse guère d'efforts vu que de toutes façons je parle à un mur.

Quand j'ai commencé Fatras je voulais m'exprimer, dire au monde ce que je pense. Seulement, je ne suis ni journaliste ni essayiste, et je n'ai guère de temps à consacrer à ce genre de choses. En grandissant j'apprends à être réaliste, et à accepter que je ne peux pas tout faire. Et pour l'instant, je dois me concentrer essentiellement sur le cinéma (et éventuellement, deux-trois trucs qui tournent autour).

Coller des vidéos que j'aime bien, comme je l'ai fait dernièrement, c'est sympa, c'est mignon, mais ce n'est pas du tout ce que j'ai envie de faire de ce blog.

Bref, je songe à retourner grosso modo à la ligne que je tenais avant, que pourtant j'avais abandonnée parce-qu'elle ne me plaisait pas, elle faisait trop "journal personnel". Mais dans mes efforts de professionnalisation, ça me paraît pertinent: je vais donc recommencer à utiliser ces pages principalement pour donner des nouvelles de mon activité artistique.

Mais please, please, participez! Si vous ne savez pas quoi dire, au moins présentez-vous, j'aimerais bien avoir une petite idée de qui me lit... et pensez que si vous avez un blog ou autre divagation internetoire (si si), ça vous fera un lien. - Mais pas de spam. Je me réserve le droit de virer les imposteurs -

Allez quoi faites-moi plaise, discutons.
Par Anaïs - Publié dans : Fourbis
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Mercredi 30 avril 2008



C'était à Moves08, festival de cinéma de danse et expérimental centré sur le mouvement, à Manchester.

Voir quelques articles plus bas.

Par Anaïs - Publié dans : Projections!
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Lundi 10 mars 2008
moves08_logo_385x10000-1-.jpg Le dernier film que j'ai réalisé, que vous trouverez , a été séléctionné pour un festival spécialisé dans les films/installations vidéos autour du mouvement et de la danse... Moves08, à Manchester.  Mon film fait partie du programme découverte, jeunes talents, ce genre de choses.

C'est mon premier festival! Pas ma première projection publique, puisqu'il y a eu Europa & Friends, mais c'est moi qui choisissais les films donc c'est facile... Là, quelqu'un a décidé que mon travail est assez bon pour le montrer.

L'image vous enverra sur la page du programme Discovery, sur le site de Moves08.
Par Anaïs - Publié dans : Projections!
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Mercredi 6 février 2008
Des acteurs se rencontrent pour la première fois, pour des répétitions de Huis-clos de Sartre.
Désolée, il n'y a pas de sous-titres.

Par Anaïs - Publié dans : Cinéma
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Mardi 5 février 2008
    J'ai commencé à lire une revue, Manière de Voir, éditée par Le Monde Diplomatique, et ce numéro s'appelle "La bataille des langues" (n°97, février-mars 2008).
    C'est ma foi très intéressant, c'est un sujet qui me touche beaucoup. Les articles traitent surtout des questions sociales et politiques posées ou exprimées par des problèmes linguistiques. Ca réveille quelques pensées en moi.

    Bien naturellement, depuis plus de trois ans mes efforts linguistiques sont concentrés sur l'anglais, au détriment du français. Je ne progresse plus en français, voire je régresse. Je me mélange les pinceaux entre les deux langues; je fais des fautes de français que je ne faisais pas avant, je  multiplie les anglicismes, que ce soit au niveau du vocabulaire ou de la syntaxe; et pire encore, tous ces mots que je ne connais carrément pas en français (terminologie cinématographique) ou que je n'ai vraiment pas l'habitude de dire en français. Particulièrement la terminologie informatique. Des traductions comme courriel, qui est pourtant une excellente traduction, me sembleront toujours artificielles et un tantinet ridicules, et je ne les utiliserai sans doute jamais. Shame on me!
    Ceci pose deux prooblèmes, liés mais que l'on peut distinguer: d'une part, la perte de mon bon français, et d'autre part, ma participation à l'hégémonie de l'anglais. J'ai conscience de ces deux problèmes depuis un certain temps; je ne me suis jamais inquiétée du premier, parce-que je sais que ce n'est pas irrévocable, tout ça me reviendra quand je rentrerai vivre et travailler en France, je recommencerai à progresser en français, etc. Je n'ai pas d'inquétudes de ce côté, il convient juste de s'en rappeler. Et de se souvenir, dans la boulimie d'apprentissage de langues étrangères, que ma langue maternelle est magnifique et qu'il est aussi important de la travailler que d'en apprendre d'autres. Ne serait-ce que parce-qu'en étant locutrice, j'en suis ambassadrice, d'autant plus que j'évolue dans une sphère internationale. C'est à nous locuteurs de garder la langue vivante et en évolution; il ne faut pas compter pour ça sur l'Académie Française qui, sauf erreur de ma part, fais plutôt figure de vieux fossile. Bref.

    Maintenant, à propos du deuxième problème, ma participation à l'hégémonie de l'anglais, à sa domination sur les autres langues. Bien sûr je suis absolument contre ça. J'ai tendance à être contre les hégémonies et les dominations en général, et puisque je m'intérresse beaucoup aux questions linguistiques et plus généralement culturelles, je suis évidemment contre cette tendance de l'anglais, et plus précisément de l'anglo-américain, à bouffer les autres langues.
    D'où mon léger malaise: je voudrais sauver le breton de l'extinction, mais je participe au mouvement général d'assassinat de la pluralité linguistique, en laissant mon anglais ronger mon français par petits bouts?
    D'une certaine façon, sans doute. Mais il faut nuancer. D'abord parce-que je n'aborde pas l'anglais du côté pratique, comme langue purement d'intérêt utilitaire, ce qui lui est souvent reproché. J'aime sincèrement l'anglais, ça a toujours été, tout simplement parce-que j'adore les langues. Et plus je connais l'anglais, plus je l'aime. Et si je veux continuer à en approfondir ma connaissance, et à l'utiliser quotidiennement - pour l'instant, et au moins très souvent plus tard - c'est simplement parce-que je l'aime. A titre linguistique et littéraire. Si c'était juste d'ordre pratique, ce que je connais serait amplement suffisant. Le côté hégémonique de la langue ne va guère plus loin que ce que je connais, limite il s'arrête avant, parce-que j'ai déjà commencé à m'aventurer un peu dans les subtilités et considérations esthétiques.  (Enfin prenez cette dernière phrase avec des pincettes parce-que ce serait un brin prétentieux que ça ne m'étonnerait pas.)
    Beaucoup de gens disent que l'anglais est moche, mais je ne suis absolument pas d'accord. C'est justement qu'ils en sont restés aux portes, n'ont appris que l'anglais utile d'usage mondialisateur - dirais-je de façon volontairement simpliste. Bande de cons.  En s'arrêtant là ils font justement le jeu de ce contre quoi ils se battent. L'anglais devient peut-être parfois un peu victime de son succès. Dans tous les reproches qu'on lui fait, on oublie ses qualités et son intérêt littéraire, et linguistique.
   
    J'ai commencé l'argument par "d'abord", mais je ne suis pas sûre d'en avoir d'autres à ma défense. Je réfléchis un peu, mais vois pas.
    Il faudra se contenter de  promesses et voeux d'intention.
    J'ai toujours ces vieilles envies d'apprendre douze mille langues, et en particulier de récupérer et grandement améliorer mon espagnol, en fait d'acquérir un espagnol courant; d'apprendre le breton, puis les autres langues celtiques, et récemment l'italien aussi.
    En effet apprendre d'autres langues, et particulièrement apprendre un excellent espagnol, rendrait de la modestie à l'anglais, le descendrait de son piédestal, de son statut si honorifique de Seule Langue Etrangère Que Je Parle Couramment. Il faut donc que j'accepte, et cela sans trop tarder, de sacrifier un peu mon amour de l'Angleterre et de la langue et culture anglaises, pour aller vivre dans d'autres pays et accorder à ces autres langues et cultures l'importance qu'elles méritent. (Et encore, je ne limite ma prétention qu'à des langues européennes, choisies de façon tout à fait subjective et arbitraire.) Ce qui m'ennuie un peu, c'est que je ne passerai pas quatre ans en pays hispanophone(s) et encore moins en Italie (ou ailleurs?), donc l'anglais sera toujours ma principale langue étrangère. L'anglais aura toujours , et a déjà vu que je vis en anglais depuis de plus de trois ans (et de fortes choses), une dimension personelle et affective.

    Bref ces considérations me confortent dans l'idée que je devrais mettre les voiles.
Par Anaïs - Publié dans : Fourbis
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