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Mardi 30 janvier 2007
    Je me promène sur le net, et je lis cet article de Libé, sur la désormais classique question du devenir de l'industrie musicale, en chute libre, bla bla. Et je lis les réactions des internautes. Bon, on peut raisonnablement penser que les lecteurs de Libé ont tendance à être de gauche, donc je ne m'extasierai pas trop sur cet heureux courant de pensée anti-commerciale, sur le plan, la musique n'est pas d'abord une industrie, et plutôt que de s'acharner à trouver le moyen de faire le plus de profits, il faudrait remettre la musique elle-même (et le reste de la culture) au centre de la question.

    Je n'en pense pas moins.

    J'ai toujours eu le cul entre deux chaises sur cette histoire de piratage, d'abord avec les copies de cd puis avec le téléchargment. Je connais pas mal de musiciens, et dans le système actuel, suis appelée moi-même à vivre un jour de droits d'auteur et compagnie, alors je n'ai jamais aimé faire de copies, ou télécharger. Et aussi parce-que j'aime bien les disques, les livrets, tout ça. (La musique s'inscrit volontiers dans un contexte pluri-artistique)
    Mais: je suis fauchée.
    Donc: de plus en plus, je copie et je télécharge, comme tout le monde, avec ma dose de mauvaise conscience. Damn...

    Continuant là-dedans, il y a la question, qu'est-ce que je fais de mes films? J'avais peur de prendre l'habitude de les mettre sur internet et d'en faire des copies à tout-va, en me disant, le jour où je serai censée pouvoir en vivre, les gens auront pris l'habitude de ne pas prendre le truc au sérieux.

    Mais, des discussions sur le sujet (Hoël, je me dois de reconnaître ta contribution à cet ouvrage) et la lecture attentive d'articles comme celui de Libé, (et des mieux), et d'avis d'autres petites gens comme moi, ma position s'est précisée.
    Après tout, ou d'ailleurs avant tout, je suis viscèrement (si, si) contre la marchandisation de la vie, et particulièrement de la culture. Je rêve d'un accès libre et gratuit à la culture, et d'une prise en main des choses par le peuple, au nez et à la barbe de ceux qui veulent nous manipuler, et qui y arrivent quand même vachement bien puisqu'on en parle.
    Et le téléchargement, ce n 'est rien d'autre que ça...

    Donc Hoël a raison, il faut casser le système pour le reconstruire autrement, achevons d'installer le principe de la culture libre d'accès et de la participation active des gens dans sa distribution et sa... consommation, je cherche un autre mot, parce-que justement l'idée c'est de ne pas être de bêtes "consommateurs".
    Alors, quand la culture sera remise à sa juste place, on pourra réfléchir au moyen de faire vivre les artistes et compagnie. Le jour où en arrivera là, on aura plus d'imagination parce-qu'on sera sorti d'une logique purement commerciale.... Je n'arrive pas trop à m'expliquer, désolée.

    Conclusion, peut-être provisoire, de l'histoire, non seulement je vais mettre mes films en ligne mais cette décision je l'ai prise depuis longtemps (oui oui, je vais le faire, patience), mais en plus je vais arrêter d'avoir autant de scrupules à télécharger. Peut-être.... Je vais continuer cependant à acheter des disques quand je pourrais, parce-que c'est quand même plus plaisant.

    Voilà voilà. Je ne sais pas trop comment finir.

    Sus au capitalisme, vivons libres.
Par Anaïs - Publié dans : Fourbis
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Mercredi 24 janvier 2007
    En relisant des articles que j'ai écrits l'an passé (je cherchais ceux où j'avais évoqué mon mémoire pour l'article précédent), je suis tombée sur celui-ci, dans lequel je parle de faire un film-poème pour mon personal & political film... Influence Sans Soleil. Ca fait longtemps que je n'ai pas vu ce film, d'ailleurs. Bref. Le film que j'ai fini par faire, Now and Then, n'est pas un film-poème, plutôt une lettre. Il est peut-être poétique, mais ce n'est pas un poème.
    Sans Soleil n'est pas ma seule influence, je pense. J'aime bien le cinéma expérimental. Je n'ai pas vu énormément de trucs, mais j'ai vu certaines choses que je considérerais comme des poèmes. Bien sûr, c'est très subjectif tout ça. Je ne me base sur rien, juste la façon dont je ressens le cinéma, la poésie, et les liens entre eux.

    Pour revenir à l'idée de faire un sonnet filmique, ce qu'était supposé être Pasionaria au départ, ça fait longtemps que j'ai envie de ça. Probablement depuis ma 1ère, parce-que j'ai étudié Baudelaire en lettres, et particulièrement ses sonnets, et depuis j'adore les sonnets. Il m'est d'ailleurs arrivé d'en écrire quelques uns pour rire, mais vraiment des trucs idiots, n'espérez pas me découvrir un talent de poétesse, ça risquerait d'être peine perdue. Sauf en poèmes filmiques, j'ose espérer... L'espoir fait vivre disent-ils.
    Je disais donc, ça fait quelques années que j'ai envie de faire un sonnet. Je n'avais pas vraiment d'idées précises sur le contenu, à part une vague envie d'arbre, d'eau, et de musique composée par Pierrot Nicolas (un copain de mes parents, qui a composé entre autres ce morceau si beau Ganedigezh si je ne me trompe pas, mais je me trompe sans doute).   
    C'est pour ça que, quand je me suis rendue compte que je ne pouvais pas faire mon film d'anticipation sur les langues minoritaires, je me suis rabattue sur ma vieille envie de sonnet. Le sujet (le fait qu'il faut que les gens cessent de se laisser abattre et qu'ils la fassent, cette révolution - que nous la faisions) est arrivé au cours d'une conversation avec ma mère.
    Voilà, maintenant Pasionaria est fini (mériterait deux-trois retouches, mais je n'aurai pas le temps avant longtemps, et alors je n'aurais pas envie d'y revenir. D'une façon générale, quand quelque chose est supposé être fini, malgré mon relatif perfectionnisme, je n'ai pas envie d'y revenir. Let's move on.). Ce n'est plus un sonnet, mais à mes yeux c'est toujours un poème. Comme je le disais dans je ne sais plus quel article, j'ai toujours envie de faire un sonnet, très formel, avec des rimes et des  enjambements et des rejets et des vers et tout le tintouin, mais alors je ne chercherai pas à vouloir dire quelque chose. Ce sera, pour le coup, très expérimental. Parce que Pasionaria est expérimental, mais soft quand même. Il reste relativement simple à saisir et à appréhender, le langage cinématographique n'est pas trop bouleversé.
    Et puis j'ai envie de film-poèmes autres que des sonnets. C'est un genre (si c'en est un!) qui me plaît bien.
Et puis de la science fiction! Poétique, pourquoi pas?
Par Anaïs - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 21 janvier 2007
    Ceux qui suivent l'histoire savent que, bien que je ne parlais que du film ces derniers temps, je travaillais aussi sur un mémoire. Pas un mémoire genre rapport d'une activité, mais genre thèse en plus petit. Pour ceux qui n'ont pas suivi l'histoire, allez voir


    Eh bien maintenant que le flm est fini je me concentre sur ce mémoire. Normalement je devais le rendre le 1er février, mais ayant eu quelques soucis j'ai pu obtenir une extension, donc maintenant je dois le rendre le 22 février.

    Donc au cours du semestre, j'ai changé de sujet, parce-qu'en fait il ne m'était pas difficile mais en fait impossible d'avoir accès à un corpus suffisant de ces films de SF soviétiques & Co, et puis décidément personne n'a rien écrit à ce sujet, ou peut-être en russe mais ça me fait de belles jambes.

    Alors maintenant je travaille toujours sur une histoire de science-fiction et de politique, mais cette fois sur les dystopies (contre-utopies). Avec une question du style:
To what extent are dystopias critical about society?
Par Anaïs - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 14 janvier 2007
    Alors ça y est, le film est fini.

    Je suis en train de finir mon Research File, que je dois rendre demain avec le Production Pack (en gros, de la paperasse) et une copie dvd et une copie mini-dv du film.

    Et donc tous les films de groupe sont projetés demain. C'est très effrayant, de voir son film sur grand écran, avec tout un tas de gens qui le regardent, qui pensent tout un tas de trucs, qui comprennent ou pas, qui aiment ou pas... Et ce film étant particulier, un certain nombre de personnes m'attendent au tournant, sont relativement impatients de voir ce que ça peut bien donner. Euh... N'en attendez pas trop les gars...
   
    Voilà. Je flippe grave, j'ai les boules un max, j'ai méga les foies, j'ai la trouille à mort, etc.

A quel métier de con je me destine.
Par Anaïs - Publié dans : Projections!
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Jeudi 4 janvier 2007
 

    On nous demande, parmi la paperasse et les trucs et les machins qu'on doit rendre avec le film, de faire une affiche et une carte postale.
    C'est Gema, qui faisait la recherche et les décors, qui va s'occuper du design.
    Donc en méga-top-exclusivité mondiale, une image qui sera peut-être sur une carte postale.
Par Anaïs - Publié dans : Cinéma
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